Optimisation de la production plurispécifique de rotifères d’eau douce d’intérêt aquacole à base de fientes de caille (Coturnix japonica) au Bénin
DOI :
https://doi.org/10.62344/y5f0ta24Mots-clés :
Aquaculture, agropisciculture, fertilisants organiques, aliments vivants, zooplanctonRésumé
La gestion durable des déjections animales passe, entre autres, par leur valorisation. Elles peuvent ainsi servir, en pisciculture, à la production de proies vivantes, notamment le zooplancton nécessaire à l’élevage des larves de poisson. L'objectif de l'étude était de déterminer la dose optimale de fiente de caille pour une production plurispécifique de rotifères. Quatre (04) différentes doses de fientes de caille (T1= 0,15 g/L ; T2 = 0,3 g/L ; T3 = 0,6 g/L ; T4 = 1,2 g/L), déjà testées pour les fientes de poulets, ont été expérimentées avec un traitement témoin sans fertilisation (T0 = 0 g/L). Chacune de ces doses a été testée avec trois (03) répétitions dans des seaux de 5 L remplis au 3/5 d’eau et disposés dans un bloc complètement randomisé. La culture des rotifères a duré au total 16 jours précédés de la fertilisation des milieux de culture aux fientes de caille et de leur ensemencement avec une culture-mère monospécifique de l’algue phytoplanctonique Scenedesmus quadricauda. L’abondance des rotifères a été quotidiennement évaluée par comptage au microscope à l’aide d’une cuve de Dollfus. Aussi, les paramètres physico-chimiques des milieux de culture, tels que la température, le pH, la conductivité électrique et les solides totaux dissouts, ont-ils été mesurés tous les jours, afin de suivre leur qualité en relation avec l’évolution de l’abondance zooplanctonique. Les résultats ont révélé la plus forte production journalière de rotifères (515 individus.L-1.j-1) avec le traitement T2 de fientes de caille, suivi successivement des traitements T3, T1 et T4. La dose de fientes de caille appliquée dans le traitement T2 a, par ailleurs, favorisé le temps de doublement de la population de rotifères le plus court (19 h). Par conséquent, une dose de 0,3 g/L soit 300 g/m3 de fientes de caille est favorable à une production plurispécifique optimale des rotifères. Ainsi, le travail contribue à l’optimisation de la production massive de zooplancton par la valorisation des déchets organiques pour la réussite de l’élevage larvaire des poissons dans une perspective d’agropisciculture.
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