Diversités cultivées dans les sites maraîchers du bassin versant de la rivière des cinq bras en République du Bénin
DOI :
https://doi.org/10.62344/2k28r447Mots-clés :
caractérisation, distribution spatiale, dynamique des sites maraîchers, département de l’Atlantique, Afrique de l’OuestRésumé
Le maraîchage constitue une source alimentaire essentielle et une activité génératrice de revenus dans le sud du Bénin. L’étude a visé à caractériser la diversité des espèces cultivées, la distribution spatiale des sites maraîchers et les principales contraintes de production dans le bassin versant de la rivière des Cinq Bras. La démarche méthodologique a reposé sur l’identification et la cartographie des sites maraîchers et sur des enquêtes individuelles et sur des focus groups. La taille de l’échantillon a été obtenue en utilisant l’approximation normale de la distribution binomiale proposée par Dagnelie en 1998. Au total, 181 maraîchers ont été sélectionnés et enquêtés par échantillonnage aléatoire simple, et une sous-base de fiches complètes (n = 101) a été retenue pour des analyses multivariées. Les inventaires floristiques itinérants ont été effectués sur chaque exploitation visitée afin d’enregistrer les espèces et variétés cultivées. La saisie des questionnaires a été réalisée sur terminaux mobiles via KoboCollect. Au total 23 espèces maraîchères (11 familles) ont été recensées. Les cultures les plus fréquentes ont été la grande morelle (Solanum macrocarpon), l’amarante (Amaranthus spp.), la laitue, la carotte, le basilic, la tomate et le concombre. L’analyse spatiale a montré des agrégats de forte incidence depuis le centre (Abomey-Calavi, Tori-Bossito) vers le nord du bassin. L’analyse multivariée (ACM + CAH) a fait émerger (i) les exploitations intensives et modernisées, (ii) les exploitations traditionnelles à faibles moyens et (iii) les exploitations de systèmes mixtes diversifiés donc trois types d’exploitations. Les principales contraintes identifiées ont été les attaques d’insectes, les maladies fongiques et les nématodes, et l’usage de pesticides chimiques est généralisé. Enfin, l’analyse économique n’a pas mis en évidence de différence statistiquement significative (ANOVA, p > 0,05) de rentabilité entre utilisateurs d’engrais organiques et d’engrais chimiques. Ces résultats fournissent une base pour orienter des actions de gestion durable (appui technique, diversification, maîtrise phytosanitaire) et appellent à une extension de l’inventaire sur l’ensemble des sites maraîchers pour consolider la base de données régionale.
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