Synthèse bibliographique sur les zones agroclimatiques, les ressources fourragères, les caractéristiques des systèmes d’élevage et la production de viande et de lait au Tchad
DOI :
https://doi.org/10.62344/brab.v34i03.222Mots-clés :
Zones agroécologiques, systèmes d’élevage, ruminants, stratégies de production, TchadRésumé
Au Tchad, l’un des principaux freins au développement de l’élevage des ruminants est l’alimentation des troupeaux. L’amélioration de la situation alimentaire du bétail passe par l’adaptation des systèmes d’élevage aux ressources alimentaires disponibles et l’utilisation plus efficace et plus répandue des sous-produits agricoles et coproduits agro-industriels dans l’alimentation des ruminants. La diversité agroclimatique résultant de l'étendue du territoire tchadien détermine la spécificité des ressources pastorales et des systèmes de production d'élevage. La zone saharienne, la zone sahélienne pastorale, la zone sahélienne agropastorale et la zone soudanienne sont les quatre zones agroclimatiques du Tchad. Les systèmes d’élevage sont diversifiés en liaison avec le climat, les particularités socioéconomiques, culturelles et religieuses des régions. Le système exclusivement extensif (transhumant, nomade) et le système semi-intensif (sédentaire) ont été les deux grandes catégories distinguées. L’élevage de ruminant domestique (bovins, ovins, caprins) occupe une place importante dans l’économie du pays. Le cheptel ruminant est inégalement réparti et se concentre plus au centre du pays. La viande bovine est la plus consommée et sa production a atteint les 475.447 tonnes en 2021. Les surfaces pastorales du Tchad offrent une grande diversité de ressources fourragères. Dans la zone soudanienne du sud, la production annuelle de biomasse enregistrée oscille entre 7 et 8 t de MS/ha et une trentaine d’espèces fourragères a été recensée sur les parcours naturels. Les types biologiques dominants étaient les graminées. Actuellement au Tchad, les cultures uniquement fourragères sont quasi inexistantes. Toutefois, certains agroéleveurs profitent de leur sédentarisation pour pratiquer la production des graminées céréalières. Ils en réservent entièrement ou une grande partie des résidus des récoltes pour l’alimentation des animaux. Les conditions pédoclimatiques de production des fourrages cultivés sont bien réunies au Tchad. Les principales cultures fourragères testées dans les différents centres de recherche sont indiquées. Pour accroître la productivité des ruminants, la sédentarisation des troupeaux de ruminants et la valorisation sous forme de blocs multinutritionnels des sous-produits agricoles et coproduits agro-industriels dans l’alimentation des ruminants au Tchad sont les deux stratégies interdépendantes proposées dans la synthèse bibliographique.

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